Dimanche 8 février 2026
5ème dimanche du Temps ordinaire
« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde » (Mt 5).
Ces paroles bien connues de Jésus résonnent avec une acuité particulière dans un monde traversé par de graves tensions.
De l’Ukraine meurtrie par la guerre, au Moyen-Orient et à l’Iran, jusqu’aux États-Unis marqués par une société plus que jamais divisée, le climat géopolitique mondial semble s’assombrir de jour en jour par la peur, la violence et la méfiance.
Face à cela, le Christ ne s’adresse pas d’abord aux puissants, mais à ses disciples.
Être sel, c’est empêcher la corruption du monde (Actes 13,35).
Être lumière, c’est refuser que l’obscurité ait le dernier mot et par là, anticiper la victoire du ressuscité.
L’Église, humblement mais résolument, a un rôle essentiel à jouer.
Par la diplomatie du Saint-Siège, par l’action souvent discrète mais courageuse des nonces apostoliques, elle travaille sans relâche au dialogue, à la médiation, à la paix. Nous avons eu la chance de le vérifier la semaine dernière en rencontrant Mgr Migliore, nonce apostolique à Paris, venu au Pôle jeunes parler aux lycéens du groupe Jean Paul II.
Cette action pour la paix ne s’accomplit pas par naïveté, mais par fidélité à l’Évangile.
Cependant, cette mission ne commence pas à Rome ou dans les chancelleries.
La paix mondiale prend racine dans nos communautés paroissiales, dans nos familles, dans notre manière de parler, d’écouter, de pardonner. Si nous vivons l’Évangile au quotidien, alors, même au cœur des tempêtes du monde, la lumière du Christ continuera de briller. Il faut donc se connaitre et s’aimer pour tisser une fraternité resserrée. Je ne saurai vous inciter autrement à vous inscrire à la retraite de carême le 14-15 mars ! Nous sommes 80 pour le moment et pouvons être encore plus !
Père Alexandre