Dimanche 4 octobre 2026
27ème dimanche du Temps ordinaire
Comment un bon cépage peut-il donner de bons raisins ?
Le vin français est connu dans le monde entier. Cela est dû à plusieurs facteurs : un bon cépage, un climat favorable à la vigne, une bonne manière de la cultiver et d’en prendre soin, etc. Dans la première lecture de ce 26e dimanche du temps ordinaire, « l’ami-vigneron » du prophète Isaïe a bien préparé la terre, il y a planté une vigne de qualité et il en a pris soin d’une manière impeccable. Il n’attend donc rien d’autre qu’elle donne de beaux raisins. Cependant, la vigne ne donne que de mauvais raisins. Pourquoi cela?
Qui est cette vigne ? Le prophète Isaïe dit : « La vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël » (Is 5, 7). Si cette vigne ne donne que de mauvais fruits, c’est parce que la maison d’Israël s’est éloignée de ce que le Seigneur attendait d’elle. Elle est sortie du chemin du Seigneur. Autrement dit, elle n’est plus fidèle à sa vocation d’être une « bonne vigne», appelée à porter de bons fruits.
En revanche, le Seigneur reste toujours fidèle à son dessein bienveillant. Il va jusqu’à envoyer son Fils unique « à la vigne », en espérant qu’il soit accueilli comme le Messie de Dieu. En tant que chrétiens, nous sommes nous aussi invités à rester fidèles à notre vocation. Comme la vigne est appelée à porter de bons fruits, nous sommes appelés à demeurer fidèles à notre baptême qui nous rend enfants bien-aimés de Dieu.
Être fidèle au Seigneur n’est donc pas seulement une obligation : c’est aussi une joie – comme nous en avons tous fait l’expérience lors de visite du pape Léon XIV en France – parce que, comme l’a rappelé le pape lors de la veillée avec les jeunes au Stade de France, « le Seigneur n’est pas indifférent à nous ». Alors soyons fidèle à notre identité d’enfants de Dieu.
Père Joseph