Dimanche 27 septembre 2026
26ème dimanche du Temps ordinaire
« Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla»
Ce dimanche, l’évangile nous donne à méditer sur la parabole des deux enfants. En s’adressant aux pharisiens, Jésus retrace l’histoire de deux fils à qui leur père demande d’aller travailler à sa vigne. L’un dit non à son père, puis se ravisant, y va tout de même. L’autre accepte mais n’y va pas. A la question « qui est celui qui a fait la volonté du père ? », ses interlocuteurs répondent « le premier ».
Quel message Jésus adresse-t-il aux pharisiens ? Ils sont un peu comme le deuxième fils. Ils disent oui, mais en fait refusent d’aller à la vigne, refusent l’appel à la conversion. Ils vivent une religion purement superficielle. Ils ne sont pas cohérents. En les désapprouvant, le Christ dénonce quiconque vit une « religion comprise uniquement comme une pratique extérieure et habituelle, qui n’influence pas la vie et les attitudes des gens » (Pape François, Angélus 27 septembre 2020- commentaires sur cette parabole).
Or, le Christ, même s’il sait que nous avons parfois tendance à dire non dans un premier temps, freinés par le poids de notre quotidien, de nos soucis, de notre confort attend avec patience que nous lui disions « oui ». Ce oui, ce oui à la conversion n’est pas toujours le chemin le plus confortable. Le Pape François poursuit dans son enseignement : « mais la conversion, changer le cœur (…) est parfois un processus douloureux, car il n’y a pas de chemin vers la sainteté sans certains renoncements et sans combat spirituel ».
Il doit y avoir des renoncements, il doit y avoir également des engagements concrets. Le Pape Léon que nous avons le grand privilège de recevoir en France en cette fin de semaine, l’a écrit dans son exhortation apostolique Dilexi Te : « L’amour et les convictions les plus profondes doivent être nourris, et cela se fait par des gestes. Rester dans le monde des idées, des discussions, sans gestes personnels, fréquents et sincères sera la ruine de nos rêves les plus précieux ».
Les possibilités d’engagements concrets sont nombreuses autour de nous. L’adoration du Saint-Sacrement est au cœur de la spiritualité de notre Chapelle. S’engager dans la chaîne d’adoration est une possibilité, par exemple.
Benoît de Maisonneuve, Diacre permanent