Dimanche 3 mai 2026
5ème dimanche de Pâques
« Il n’est pas bon que nous délaissions la parole de Dieu
pour servir aux tables»
Dans ce passage des Actes des Apôtres, Luc nous rapporte la préoccupation des Douze : la communauté croît. Cette croissance engendre des conflits, notamment entre personnes de langues différentes. Les Apôtres passent plus de temps à gérer des problèmes matériels, à apaiser les tensions, qu’à prêcher, enseigner ou célébrer les sacrements.
C’est pourquoi, ils décident de choisir parmi les membres de la communauté sept hommes, « estimés de tous, remplis d’Esprit-Saint et de sagesse » pour « servir aux tables ». Servir aux tables, c’était exercer une activité à la fois sociale, spirituelle, matérielle et liturgique. Et même si le texte ne le dit pas clairement, on peut considérer que ces sept hommes, ces sept serviteurs ont été les premiers diacres. Car le diacre est avant tout un serviteur (diakonos, en grec). Il est à l’image du Christ-Serviteur.
Le Concile Vatican II (Constitution Lumen Gentium no 29) a rétabli le diaconat comme ordre permanent et a rendu possible l’ordination d’hommes mariés.
De quoi le diacre permanent est-il au service ?
- Tout d’abord de la liturgie. A l’autel, il assiste le prêtre (qui lui-même a été ordonné diacre avant d’être ordonné prêtre). Il peut également baptiser, recevoir les consentements lors d’un mariage, présider des funérailles.
- Ensuite de la Parole : ce n’est pas seulement proclamer l’évangile, faire une lecture ou prononcer une homélie. C’est également vivre en conformité avec la Parole de Dieu. En être un témoin par ses paroles et son attitude.
- Enfin le service de la charité qui revêt dans nos paroisses de multiples formes différentes.
Le diocèse de Paris compte aujourd’hui 140 diacres permanents (environ 2900 en France). C’est souvent, l’Eglise qui appelle au diaconat. Le parcours de discernement dure (pour le diocèse de Paris) trois années. L’Eglise apporte une grande importance à ce que ce parcours se réalise conjointement et parfaitement en phase avec les épouses, pour les hommes mariés.
Le diacre permanent n’est certainement pas ni un « sous-prêtre », ni un « super-laïc ».
Il est avant tout serviteur. Serviteur du Christ. Serviteur de l’Eglise.
Et c’est une grande grâce d’avoir été appelé à ce ministère.
Benoît de Maisonneuve, Diacre permanent